La surdité, quelle est donc ce mal qui atteint de plus en plus les français. De simple problème d’écoute, une surdité brusque ou une véritable perte de l’ouie ? La surdité n’est pas l’apanage des sourds profonds. Elle se quantifie et atteint différemment les gens au cours de leur vie. Découvrez en un peu plus sur la surdité.

Entendre mal ou entendre moins fort ?

La fonction de l’ouïe dans la communication verbale humaine est très importante. Toute gêne qui pourrait brouiller la réception du message altère forcément l’information transmise. Cependant entendre mal ou entendre moins fort ne sont pas forcément des choses équivalentes, même si les deux altèrent la communication.

Dans le deuxième cas de façon certaine, on peut parler de surdité. La surdité, c’est entendre moins fort, et les chiffres sont marquants : D’après France audition, parmis les français, 55 % révèlent une surdité légère (perte d’audition de 20 dB à 40 dB), 33 % sont atteints de surdité moyenne (perte d’audition de 40 dB à 70 dB), 9 % de surdité sévère (perte d’audition de 70 dB à 90 dB) et enfin 3 % sont sourds profonds (perte d’audition de plus de 90 dB).

Surdité légère 20 dB à 40 dB 55%
Surdité moyenne 40 dB à 70 dB 33%
Surdité forte plus de 90 dB 3%

En conclusion, un français sur deux entend moins fort, et est donc handicapé d’une surdité sans même parfois le savoir. Il ne sera parfois appareillé, avec une prothèse auditive adaptée, que quelques années plus tard, et dans 5 cas sur 7, pas du tout !

La surdité professionnelle :

Le monde professionnel est très chronophage, nous passons tous la plupart de notre temps sur notre lieu de travail. Parmi les actifs ou anciens actifs, nombreux sont ceux qui ont travaillés ou travaillent toujours dans des milieux terriblement bruyants : aéroports, chantiers, spectacles, industries et entreprises en tout genre utilisant des machines pourvoyeuses de décibels.

C’est une des raisons principales de surdité, on parle alors de surdité professionnelle, ou dut à l’exposition professionnelle. Là aussi les chiffres sont marquants : une personne soumise à un bruit de 100 dB durant 40 heures par semaine, pendant 20 ans a une probabilité de perte auditive de 48 % (source France audition), soit quasiment la moitié de ses facultés auditives, hors vieillissement naturel de l’oreille.

Il convient donc de protéger ses fonctions auditives le mieux possible au travail. L’image la plus frappante serait peut être les travailleurs au marteau piqueur officiant régulièrement sans cache oreille ou casque. Quel gâchis !

Pas de troubles auditifs ? Faite quand même un bilan !

Nous allons tous chez le dentiste. Une carie, une douleur et parfois juste pour un suivi, afin de garder des dents saines. Rien de plus naturel, c’est totalement entré dans les mœurs. Pourtant, dès que l’on parle d’oreille, d’audition et de déficience auditive, mis à part les consultations d’ORL pour des otites et acouphènes, nous sommes peu enclins à faire régulièrement un bilan de notre audition, alors que celui-ci est généralement gratuit chez la plupart des audioprothésistes compétents.

Même si vous ne ressentez aucun trouble particulier, il est intéressant de suivre régulièrement l’évolution de vos fonctions auditives en pratiquant un bilan auditif gratuit chez un audioprothésiste. Il vous remettra un audiogramme et vous informera clairement de l’état de votre ouïe, sans engagement.

Cela présente l’avantage numéro un de dépister les 1ers signes de surdité, ou surdité légère, et donc de pouvoir intervenir très tôt sur cette surdité et de circonscrire facilement le handicap (même minime) avant de devenir sourd sévère quelques années plus tard.

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